Le nouveau rapport du Planning Familial est sorti !!!

Le Planning Familial présente son rapport d’activités 2020

 

L’année 2020 a été pour le Planning Familial, certes, comme pour tout le monde, une année bien particulière, mais surtout une année très intense. La pandémie et le confinement ont eu un énorme impact sur notre travail quotidien, aussi bien au niveau du nombre de demandes de rendez-vous auquel nous avons été confronté.e.s qu’au niveau de nos habitudes de travail.

 

En effet, le Planning Familial ne s’est pas arrêté de travailler bien au contraire. Toutes activités confondues, les consultations ont progressé de 22 %.

Nos médecins sont restés fidèles au poste dans nos trois centres, dans tous les cas où cela s’est avéré nécessaire.

Nous avons pratiquement doublé nos consultations psychologiques durant cette année.

Les téléconsultations permettent certes plus de « disponibilités » mais cela n’explique pas tout…

 

En chiffres

En 2020, les 3 centres de Luxembourg, Esch-sur-Alzette et Ettelbrück ont répondu à 29.658 demandes/contacts, chiffre sans surprise en baisse en raison des restrictions sanitaires qui ont limité la fréquentation physique spontanée dans les centres. Le nombre de contacts s’élèverait à 49.338 si l’on ajoutait les 19.680 appels téléphoniques.

·       29.658 contacts

·       2.489 client∙e∙s

·       14.864 consultations

·       3.461 personnes formées/informées en santé affective et sexuelle

 

On peut se poser la question de l’impact du Covid et de la crise sanitaire sur l’émergence et aussi sur la chronicisation de souffrances préexistantes, qui, jusque-là maintenues dans un certain équilibre, ont pu se déployer « en profitant » de l’isolement du confinement et le sentiment de solitude qui peut en découler, au manque de stimuli extérieurs et aussi au sentiment d’insécurité et de peur générale produits par les messages anxiogènes véhiculés. Des crises relationnelles ont pu s’amplifier avec le confinement où les familles se sont retrouvées, en permanence, confrontées les un.e.s aux autres sans possibilité de mettre une distance. Dans ce sens, on se pose aussi des questions quant à la fragilisation des personnes souffrant de violence domestique ou de violences sexuelles qui, à la suite du manque de contacts extérieurs, se sont vus dépourvues de possibilités de demander de l’aide.

 

Pour garder le fil avec nos publics-cibles, nous avons lancé une nouvelle campagne en matière d’éducation sexuelle et affective « Hues Du Froen ? » sur Instagram et via une campagne dans les écoles, à destination des plus jeunes privés de séances d’information pendant quasi toute l’année, pour répondre en ligne à leurs questionnements en matière de santé affective et sexuelle

 

En parallèle, nous avons intensifié notre présence sur les réseaux sociaux, plus de 200.000 vues sur nos réseaux sociaux contre 40.000 vues en 2019 pour promouvoir l’importance de continuer à prendre soin de sa santé reproductive, affective et sexuelle mais aussi pour sensibiliser aux risques accrus de violences dans un contexte de restrictions de déplacement.

 

Et les droits sexuels ?

Au niveau national et international,  il faut rester être vigilant∙e∙s face aux tendances conservatrices, régressives et réactionnaires en matière de droits sexuels et reproductifs, particulièrement en ce qui concerne l’accès à l’avortement ou encore les droits des personnes LGBTIQ. Si dans certains pays, la COVID-19 a fait évoluer les pratiques dans le bon sens (lignes d’appel d’urgences violences, protections d’hygiène féminine gratuites, première stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ dans l’UE, allongement des délais de l’IVG, envoi des pilules par la poste et téléconsultations, etc.), dans d’autres, la COVID-19 a eu bon dos et les Etats ont restreint l’accès à l’interruption de grossesse, réservant les hôpitaux aux opérations urgentes (l’IVG n’en faisant pas partie comme en Hongrie et en Slovaquie par exemple). Les femmes se sont retrouvées prises au piège des frontières qui se fermaient.

 

Demain ?

Le Planning Familial continuera à mener ses combats à savoir :

1.       La révision de la qualification des médecins autorisés à faire la 1ère consultation et échographie de grossesse non planifiée ;

La loi du 17 décembre 2014 sur l’IVG prévoit que le médecin spécialiste en gynécologie et obstétrique fournit une attestation qui renseigne sur le siège et l’âge de la grossesse.

Mais force est de constater que l’engagement d’un.e spécialiste en gynécologie obstétrique dans notre service tient presque de la mission impossible avec à la clé, un risque élevé de forte perturbation d’accès à l’interruption de grossesse. Des gynécologues médicaux.ales ou des spécialistes en échographie gynécologique et obstétricale sont tout autant qualifié.e.s !

2.       L’imprescriptibilité des crimes sexuels pour les mineur.e.s et les majeur.es.;

Les victimes n’ont que 10 ans au Luxembourg pour agir, calculés à partir de 18 ans pour les victimes mineur∙e∙s au moment de l’agression ; ce qui est largement insuffisant car elles vivent souvent dans le déni et enfouissent ce traumatisme. Lorsqu’elles parviennent à en parler, à entamer une thérapie, seule 1 victime sur 2 a encore le choix de porter plainte, selon nos chiffres.

La réalisation d’une enquête nationale sur la santé sexuelle, affective et reproductive , incluant les violences sexuelles ;

Il n’existe dans ce domaine aucune donnée représentative de la population pour orienter l’action publique, définir et évaluer l’efficacité des mesures de prévention et de promotion prises ?

3.       Un accès à une information de qualité et à des services de santé sexuelle et reproductive ;

Actuellement, tou.te.s les enfants et les jeunes n’ont pas accès à une éducation sexuelle et affective de qualité, neutre, holistique, répétée et adaptée à leur âge.

4.       Notre volonté du maintien de l’accouchement sous x ;

5.       L’usage d’un langage inclusif dans notre société.

 

Le rapport 2020 complet est disponible sur demande par mail  à communication@pfl.lu 

Contacts Presse :

ACHUTEGUI Ainhoa,

Présidente du Conseil d’Administration du Planning Familial : ainhoa.achutegui@gmail.com  

ROUGI Fatima,

Secrétaire du Conseil d’Administration du Planning Familial – relation Presse : fatima.rougi@gmail.com

Info Planning Familial : info@planning.lu         Téléphone : 48 59 76 50